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Phylicia George, ou l’art de franchir les obstacles grâce au LASIK
Phylicia George est habitée d’une passion et d’une détermination à toute épreuve. Originaire de Markham en Ontario, l’une des meilleures coureuses de haies au monde a participé tant aux Jeux olympiques d’été qu’à ceux d’hiver. Et ne se satisfaisant pas d’une simple présence à ces prestigieuses compétitions, Phylicia a remporté sa première médaille olympique au bob à deux femmes à Pyeongchang, en 2018.
La jeune femme détient également un baccalauréat en sciences biologiques avec concentration en physiologie et en neurobiologie de la University of Connecticut, un diplôme qu’elle a obtenu avec mention très honorable et une moyenne générale de 3,9. Après avoir songé à entreprendre une carrière en médecine, elle a décidé de poursuivre son rêve de participer aux Jeux olympiques de Londres en 2012.
On pourrait croire que celle qui se proclame lève-tôt et semble avoir tout pour elle n’a aucun point faible. « J’adore les sucreries, » concède pourtant Phylicia, qui se laisse parfois tenter par un sac de Skittles... mais seulement quand elle n’a pas de compétitions en vue.
Le principe fondamental de Phylicia est de prendre chaque jour le temps de faire quelque chose qui lui sera éventuellement bénéfique. On gagnerait certainement tous à suivre son exemple.
Toutefois, même si elle avait déjà accompli de nombreuses réalisations, elle devait jusqu’à récemment constamment faire face à des obstacles de taille : une vision floue et les désagréments que lui occasionnaient ses verres de contact.
Fermement décidée à ne plus laisser ses problèmes de vision se dresser devant ses objectifs, elle a finalement opté pour la correction de la vue au laser. Voici le parcours de Phylicia vers une vision de 20/20.
Avant votre intervention, portiez-vous des lunettes, des verres de contact ou les deux?
Les deux. Je portais des verres de contact durant mes entraînements, mais toujours des lunettes quand j’étais chez moi.
Quelle incidence vos verres de contact et vos lunettes avaient-ils sur votre qualité de vie, vos entraînements et vos compétitions?
C’est avant tout durant mes déplacements que je remarquais à quel point mes verres de contact me compliquaient la vie, car je devais toujours m’assurer d’avoir ma solution nettoyante sous la main. J’ai beaucoup de compétitions en Europe, et je suis souvent sur la route ou en avion. Durant ces moments, je me demandais constamment si j’avais pensé à apporter mes verres de contact. Il fallait absolument que je les aie une fois arrivée à destination. Je m’inquiétais tout le temps de les avoir oubliés.
Durant une course, il m’est même déjà arrivé qu’un de mes verres se déplace légèrement et m’empêche de voir correctement. Pendant le 100 mètres haies, il y a tout le temps des obstacles devant moi, et une mauvaise vision pendant une fraction de seconde suffit à nuire à ma performance.
Qu’est-ce qui vous a convaincue d’opter pour la correction de la vue au laser?
Alors que je m’apprêtais à faire une première course au 100 mètres haies aux Championnats du monde d’athlétisme à Beijing en 2015, j’ai déplacé un de mes verres de contact et je ne pouvais plus voir de cet œil. Je ne pouvais rien faire. Je me suis alors dit que je ne voulais plus jamais que cette situation se reproduise. [LASIK MD] a répondu à mes questions et m’a rassurée en m’expliquant à quel point l’intervention est sécuritaire.
Comment vous sentiez-vous avant votre intervention?
J’étais vraiment nerveuse, surtout à cause de l’inconnu qui m’attendait. Le fait d’être éveillée durant l’intervention et de ne pas savoir ce que j’allais ressentir me faisait peur, d’autant plus que les anesthésies ne sont pas très efficaces sur moi [même chez le dentiste]. Durant tout ce temps, je me répétais que l’intervention allait durer moins de dix minutes.
Était-elle douloureuse?
Je n’ai rien senti du tout. Aucune douleur. En fait, j’ai ressenti un peu de pression par moments, mais pas la moindre douleur.
Même si on m’avait dit que le tout prendrait [environ] dix minutes, j’ai eu l’impression que l’intervention a été réalisée en moins de cinq tellement c’était rapide.
Comment vous êtes-vous sentie ensuite?
Je me sentais bien immédiatement après. Mes yeux étaient très sensibles à la lumière, mais j’avais heureusement quelqu’un pour me raccompagner chez moi, alors j’ai pu simplement garder mes yeux fermés. En arrivant à la maison, je suis allée me coucher. J’ai réglé mon réveil pour m’administrer mes gouttes. Je n’avais aucune douleur; seulement une légère sensation de brûlure comme quand on coupe des oignons. Après environ quatre heures, l’inconfort a complètement disparu.
Après combien de temps avez-vous pu reprendre votre routine?
Je voyais parfaitement clair dès le lendemain.
Par contre, pour mettre toutes les chances de mon côté, j’ai attendu trois jours avant de reprendre mon entraînement.
Vous dites que vous avez maintenant une vision de 20/20 et que vous n’avez plus besoin de porter de lunettes ni de verres de contact. Quel effet ce changement a-t-il eu sur votre vie?
C’est en me réveillant le matin que je remarque la plus grande différence, car je vois clairement sans lunettes ni verres de contact. En tant qu’athlète de haut niveau, je dois toujours être à mon mieux, et c’est particulièrement vrai en athlétisme où chaque centième et même chaque millième de seconde compte. Plus je peux me concentrer sur ma performance sans m’inquiéter de ce qui peut me nuire, plus je peux déployer les efforts qui me permettront d’aller chercher ce centième ou ce millième de seconde qui me fera monter sur le podium.
Il est compréhensible que de nombreuses personnes aient peur de l’intervention. Après tout, elle touche les yeux, et la vue est un sens très précieux. Avez-vous des conseils à donner à ces personnes? Comment se préparer pour le grand jour et quoi faire pour rester calme, par exemple.
Ce qui m’a rassurée est de garder à l’esprit que l’intervention prendrait seulement quelques minutes, qu’elle serait très rapide. C’est l’inconnu qui fait vraiment peur. Après mon intervention, je me suis rendu compte que mes craintes étaient injustifiées.
Dans l’une de vos vidéos YouTube, vous décrivez les quatre étapes à franchir pour essayer une nouvelle chose : en ressentir l’envie, avoir le courage de faire les préparatifs nécessaires, vivre l’expérience et tirer des conclusions. Comment peut-on appliquer tout cela à la vie de tous les jours?
Se surpasser, c’est grandir et s’améliorer en tant que personne, peu importe ce qu’on choisit de faire. Je crois qu’il est très important d’essayer de nouvelles choses, car c’est ce qui nous permet d’évoluer. Il faut trouver le courage nécessaire et ne pas avoir peur de sortir de sa zone de confort. Il nous arrive parfois de ne pas nous rendre compte de la force qui nous habite, mais nous devons trouver le moyen de la libérer.
Y a-t-il une facette de vous qui pourrait surprendre les gens?
De manière générale, je me considère comme une personne drôle qui aime s’amuser. J’ai peut-être l’air très sérieuse sur la piste, mais en réalité, je cherche avant tout à m’amuser. Quand je m’entraîne, je ris et j’ai du plaisir.
Qui vous inspire le plus?
Mes parents sont ma plus grande source d’inspiration. Ce sont eux qui m’apportent le plus gros du soutien dont j’ai besoin. Je suis au courant de tous les sacrifices qu’ils ont faits pour moi, alors je cherche toujours à me dépasser pour les rendre fiers.
Si on parle d’un athlète, Donovan Bailey est quelqu’un qui m’a énormément inspirée. C’est en fait grâce à lui que j’ai décidé de devenir moi-même une athlète. Quand je l’ai vu gagner l’or et monter sur le podium aux Jeux olympiques de 1996, j’ai su que je voulais moi aussi vivre ces moments intenses.
Vous avez participé à la fois aux Jeux olympiques d’été et à ceux d’hiver. Quel est votre prochain objectif?
Pour le moment, je me concentre sur l’athlétisme. Je vais participer aux Championnats du monde en octobre prochain, et je vise ensuite les Jeux d’été de 2020. J’espère faire partie de l’équipe olympique pour une quatrième fois. J’aimerais bien que ma médaille des Jeux d’hiver ait un peu de compagnie.
Nous suivons de très près le parcours de Phylicia et lui souhaitons le plus grand des succès. Vous pouvez visiter son site Web ou son compte Instagram pour suivre ses exploits.
Vous voulez prendre Phylicia au mot?
Faites quelque chose qui vous sera éventuellement bénéfique!
Révisé par l’équipe éditoriale de LASIK MD