Historique du LASIK

Bien que l’utilisation du LASIK pour corriger la vue au laser date officiellement de 1992, les origines de cette technique remontent aux années 1960. À cette époque, un médecin colombien, le Dr José Barraquer, met au point une technique visant à corriger les problèmes de vue qu’il baptise kératomileusis. Au cours de cette intervention, il utilise un instrument, le microkératome, pour découper et prélever une lamelle de tissu cornéen, qu’il traite ensuite comme une simple lentille – il découpe en effet la lamelle cornéenne avant de la replacer dans l’œil. Cette intervention consistant à prélever et à remodeler le tissu cornéen pour corriger les anomalies optiques a inspiré le LASIK, lequel repose sur le même principe.

À la fin des années 1970, l’avènement du laser excimère fait prendre un nouveau virage à la chirurgie réfractive. Cet outil de précision, à l’origine mis au point pour servir à la fabrication de puces électroniques, est précisément l’instrument dont la chirurgie réfractive a besoin pour passer à un stade supérieur. Le laser excimère rend enfin possible la production de coupes précises et franches, sans risque de dommages thermiques aux structures environnantes. Ce nouvel outil donne alors naissance à une nouvelle technique, la kératectomie photoréfractive (communément appelée KPR).

Au cours de la KPR, un spécialiste en chirurgie des yeux au laser retire la surface externe de la cornée (épithélium), puis remodèle la surface exposée (stroma) à l’aide du laser excimère. Le rayon du laser détruit les tissus par vaporisation, sans brûler ni causer de lésions à d’autres parties de l’œil. Le stroma cornéen ne se régénère pas, mais l’épithélium se reforme avec le temps.

À l’échelle internationale, la première utilisation du laser excimère visant à corriger la myopie d’un œil humain a lieu en 1987. Santé Canada approuve de son côté l’utilisation de cet instrument pour le traitement de la myopie et de l’astigmatisme en 1990; c’est au cours de la même année que plusieurs centres commencent à l’utiliser au Canada. Chez les individus qui ne peuvent subir une intervention LASIK sans danger, les interventions KPR sont toujours réalisées pour corriger la myopie, l’hypermétropie et l’astigmatisme; les résultats à long terme sont équivalents pour ces deux techniques.

Au début des années 1990, le Dr Buratto, un médecin italien, et le Dr Pallikaris, un médecin grec, ont l’idée de combiner ces deux techniques (kératomileusis et KPR); cette initiative est à la base du concept du LASIK. Contrairement à la KPR, le chirurgien des yeux utilise un microkératome automatisé (instrument conçu spécialement pour réaliser des coupes avec une grande précision) pour créer un fin volet de tissu. Celui-ci est alors soulevé, puis remis en place plus tard, tout en restant fixé à la cornée. À l’aide du laser excimère, le chirurgien retire alors une couche de stroma cornéen, dont la taille a été déterminée à l’avance. La quantité de tissu prélevé est calculée en fonction de l’évaluation préopératoire de l’erreur de réfraction de l’œil. Une fois le volet replacé, celui-ci se maintient sur la cornée de façon naturelle en quelques minutes seulement. En quelques heures, la couche superficielle (épithélium) de la cornée recouvre les bords du volet, ce qui assure sa fixation définitive.

Par rapport à la technique KPR, le LASIK est une intervention de correction de la vue au laser très simple, caractérisée par une gêne minime et un recouvrement de la vue nettement accéléré. Comme la technique KPR, la correction de la vue avec le LASIK permet de corriger la myopie, l’hypermétropie et l’astigmatisme.

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